ALLUMONS LA BACCHANTE

Le riche amateur contempla longuement le tableau.

C’était un beau tableau fraîchement peint, qui représentait une bacchante nue à demi renversée.

On reconnaissait que c’était une bacchante à la grappe de raisin qu’elle mordillait à belles dents. Et puis des pampres s’enroulaient dans ses cheveux, comme dans les cheveux de toute bacchante qui se respecte ou même qui ne se respecte pas. Lire la suite →

IRONIE

C’est dans un estaminet du plus pur style Louis-Philippe.

Il est difficile de rêver un endroit plus démodé et plus lugubre.

Les tables, d’un marbre jauni, s’allongent, désertes de consommateurs.

Dans le fond, un vieux billard à blouses prend des airs de catafalque moisi, et les trois billes (même la rouge), du même jaune que les tables, ont des gaîtés d’ossements oubliés. Lire la suite →