Archives pour la catégorie Genres

DÉCOUVERTE

Le bateau était couvert de monde. La traversée s’annonçant fort belle, les Havraises allaient faire un tour à Trouville.

On détacha les amarres; un dernier coup de sifflet annonça le départ, et, aussitôt, un frémissement secoua le corps entier du navire, tandis qu’on entendait, le long de ses flancs, un bruit d’eau remuée.

Les roues tournèrent quelques secondes, s’arrêtèrent, repartirent doucement; puis le capitaine, debout sur sa passerelle, ayant crié par le porte-voix qui descend dans les profondeurs de la machine: «En route!» elles se mirent à battre la mer avec rapidité. Lire la suite

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ÇA IRA

J’étais descendu à Barviller uniquement parce que j’avais lu dans un guide (je ne sais plus lequel): Beau musée, deux Rubens, un Téniers, un Ribera.

Donc je pensais: Allons voir ça. Je dînerai à l’hôtel de l’Europe, que le guide affirme excellent, et je repartirai le lendemain.

Le musée était fermé: on ne l’ouvre que sur la demande des voyageurs; il fut donc ouvert à ma requête, et je pus contempler quelques croûtes attribuées par un conservateur fantaisiste aux premiers maîtres de la peinture. Lire la suite

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EN WAGON

Le soleil allait disparaître derrière la grande chaîne dont le puy de Dôme est le géant, et l’ombre des cimes s’étendait dans la profonde vallée de Royat.

Quelques personnes se promenaient dans le parc, autour du kiosque de la musique. D’autres demeuraient encore assises, par groupes, malgré la fraîcheur du soir.

Dans un de ces groupes on causait avec animation, car il était question d’une grave affaire qui tourmentait beaucoup mesdames de Sarcagnes, de Vaulacelles et de Bridoie.

Dans quelques jours allaient commencer les vacances, et il s’agissait de faire venir leurs fils élevés chez les Jésuites et chez les Dominicains. Lire la suite

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LES BÉCASSES

Ma chère amie, vous me demandez pourquoi je ne rentre pas à Paris; vous vous étonnez, et vous vous fâchez presque. La raison que je vais vous donner va, sans doute, vous révolter: Est-ce qu’un chasseur rentre à Paris au moment du passage des bécasses?

Certes, je comprends et j’aime assez cette vie de la ville, qui va de la chambre au trottoir; mais je préfère la vie libre, la rude vie d’automne du chasseur. A Paris, il me semble que je ne suis jamais dehors; car les rues ne sont, en somme, que de grands appartements communs, et sans plafond. Est-on à l’air, entre deux murs, les pieds sur des pavés de bois ou de pierre, le regard borné partout par des bâtiments, sans aucun horizon de verdure, de plaines ou de bois? Dès milliers de voisins vous coudoient, vous poussent, vous saluent et vous parlent; et le fait de recevoir de l’eau sur un parapluie quand il pleut ne suffit pas à me donner l’impression, la sensation de l’espace. Lire la suite

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