Archives pour la catégorie Genres

CONTE D’AMOUR

Et que Dieu ne te récompense jamais du bien que tu m’as fait!

HENRI HEINE.

L’Intermezzo.

I

EBLOUISSEMENT

LA Nuit, sur le grand mystère,

Entr’ouvre ses écrins bleus:

Autant de fleurs sur la terre

Que d’étoiles dans les cieux! Lire la suite

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LE TRAITEMENT DU DOCTEUR TRISTAN

À Monsieur Jules de Brayer.

Fili Domini, putasne vivent ossa ista?

ISAIE.

Hurrah! C’en est fait! En joie! For ever!!! Le Progrès nous emporte en son torrent. Lancés comme nous le sommes, tout temps d’arrêt serait un véritable suicide. Victoire! victoire! La vitesse de notre entraînement prend des proportions de brouillard tellement admirables que c’est à peine si nous avons le loisir de distinguer autre chose que l’extrémité de notre propre nez.

Pour échapper à l’horrible hypnotisme qui pourrait s’en ensuivre, avons-nous d’autres ressources que celle de fermer définitivement les yeux? Non. Pas d’autre. Abaissons donc les paupières et – laissons-nous aller. Lire la suite

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MARYELLE

À Madame la baronne de la Salle.

Avance tes lèvres, dit-elle, mes baisers ont le goût d’un fruit qui se fondrait dans ton cœur.

GUSTAVE FLAUBERT.

La Tentation de saint Antoine.

Sa disparition de Mabille, ses allures nouvelles, la discrète élégance de ses toilettes sombres, ses airs, enfin, de noli me tangere, joints à de certaines réticences qu’employaient désormais ses favorisés en parlant d’elle, tout cela m’intriguait un peu les esprits au sujet de cette séduisante fille, célèbre, jadis, dans ces soupers où son fin et joli babil galvanisait jusqu’aux princes les plus moroses de la Gomme – et que je désire appeler Maryelle. Lire la suite

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L’INCONNUE

À Madame la comtesse de Laclos

Le cygne se tait toute sa vie pour bien chanter une seule fois.

Proverbe ancien

C’était l’enfant sacré qu’un beau vers fait pâlir.

ADRIEN JUVIGNY.

Ce soir-là, tout Paris resplendissait aux Italiens.

On donnait la Norma. C’était la soirée d’adieu de Maria-Felicia Malibran.

La salle entière, aux derniers accents de la prière de Bellini, Casta diva, s’était levée et rappelait la cantatrice dans un tumulte glorieux. On jetait des fleurs, des bracelets, des couronnes. Un sentiment d’immortalité enveloppait l’auguste artiste, presque mourante, et qui s’enfuyait en croyant chanter! Lire la suite

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