Archives pour la catégorie Maupassant, Guy de (1850-1893)

LA PATRONNE

Au docteur Baraduc:

J’habitais alors, dit Georges Kervelen, une maison meublée, rue des Saints-Pères.

Quand mes parents décidèrent que j’irais faire mon droit à Paris, de longues discussions eurent lieu pour régler toutes choses. Le chiffre de ma pension avait été fixé à deux mille cinq cents francs, mais ma pauvre mère fut prise d’une peur qu’elle exposa à mon père : « S’il allait dépenser mal tout son argent et ne pas prendre une nourriture suffisante, sa santé en souffrirait beaucoup. Ces jeunes gens sont capables de tout. » Lire la suite

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LES SŒURS RONDOLI

A Georges de Porto-Riche.:

I
 

— Non, dit Pierre Jouvenet, je ne connais pas l’Italie, et pourtant j’ai tenté deux fois d’y pénétrer, mais je me suis trouvé arrêté à la frontière de telle sorte qu’il m’a toujours été impossible de m’avancer plus loin. Et pourtant ces deux tentatives m’ont donné une idée charmante des mœurs de ce beau pays. Il me reste à connaître les villes, les musées, les chefs-d’œuvre dont cette terre est peuplée. J’essayerai de nouveau, au premier jour, de m’aventurer sur ce territoire infranchissable. Lire la suite

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L’ENFANT

On parlait, après le dîner, d’un avortement qui venait d’avoir lieu dans la commune. La baronne s’indignait : Était-ce possible une chose pareille ! La fille, séduite par un garçon boucher, avait jeté son enfant dans une marnière ! Quelle horreur ! On avait même prouvé que le pauvre petit être n’était pas mort sur le coup. Lire la suite

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L’ORIENT

Voici l’automne ! Je ne puis sentir ce premier frisson d’hiver sans songer à l’ami qui vit là-bas sur la frontière de l’Asie.

La dernière fois que j’entrai chez lui, je compris que je ne le reverrais plus. C’était vers la fin de septembre, voici trois ans. Je le trouvai tantôt couché sur un divan, en plein rêve d’opium. Il me tendit la main sans remuer le corps, et me dit :

— Reste là, parle, je te répondrai de temps en temps, mais je ne bougerai point, car tu sais qu’une fois la drogue avalée il faut demeurer sur le dos.

Je m’assis et je lui racontai mille choses, des choses de Paris et du boulevard. Lire la suite

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