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Auteurs |

Andersen, Hans Christian (1805-1875) |

Baudelaire, Charles (1821-1867) |

Doyle, Arthur Conan (1859-1930) |

Gautier, Théophile (1811-1872) |

Grimm, Whilhelm et Jacob (1786-1859, 1785-1863) |

La Fontaine, Jean de (1621-1695) |

Maupassant, guy de (1850-1893) |

Mérimée, Prosper (1803-1870) |

Poe, Edgard Allan (1809-1849) |

Sand, George (1804-1876)
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Villiers de L'Isle-Adam, Auguste (1838-1889) |
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Sand, George (1804-1876) |
LA FEE AUX GRANDS YEUX (0 Commentaire) Source : Contes d’une grand’mère
Elsie avait une gouvernante irlandaise fort singulière. C'était la meilleure
personne qui fût au monde, mais quelques animaux lui étaient antipathiques à ce
point qu'elle entrait dans de véritables fureurs contre eux. Si une
chauve-souris pénétrait le soir dans l'appartement, elle faisait des cris
ridicules et s'indignait contre les personnes qui ne couraient pas sus à la
pauvre bête. Comme beaucoup de gens éprouvent de la répugnance pour...
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LE GNOME DES HUÎTRES (3 Commentaire) Source : Contes d’une grand’mère
Un original de nos amis, grand amateur d'huîtres, eut la fantaisie, l'an
dernier, d'aller déguster sur place les produits des bancs les plus renommés,
afin de les comparer et d'être édifié une fois pour toutes sur leurs différents
mérites. Il alla donc à Cancale, à Ostende, à Marennes, et autres localités
recommandables. Il revint persuadé que Paris est le port de mer où l'on trouve
les meilleurs produits maritimes.
Vous connaissez cet...
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LA FEE POUSSIERE   (0 Commentaire) Source : Contes d’une grand’mère
Autrefois, il y a bien longtemps, mes chers enfants, j'étais jeune et
j'entendais souvent les gens se plaindre d'une importune petite vieille qui
entrait par les fenêtres quand on l'avait chassée par les portes. Elle était si
fine et si menue, qu'en eût dit qu'elle flottait au lieu de marcher, et mes
parents la comparaient à une petite fée. Les domestiques la détestaient et la
renvoyaient à coups de plumeau, mais on ne l'avait pas plus...
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LE MARTEAU ROUGE (3 Commentaire) Source : Contes d’une grand’mère
J'ai trahi pour vous, mes enfants, le secret du vent et des roses. Je vais
vous raconter maintenant l'histoire d'un caillou. Mais je vous tromperais si je
vous disais que les cailloux parlent comme les fleurs. S'ils disent quelque
chose, lorsqu'on les frappe, nous ne pouvons l'entendre que comme un bruit sans
paroles. Tout dans la nature a une voix, mais nous ne pouvons attribuer la
parole qu'aux êtres. Une fleur est un être pourvu...
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CE QUE DISENT LES FLEURS (1 Commentaire) Source : Contes d’une grand’mère
Quand j'étais enfant, ma chère Aurore, j'étais très tourmentée de ne pouvoir
saisir ce que les fleurs se disaient entre elles. Mon professeur de botanique
m'assurait qu'elles ne disaient rien ; soit qu'il fût sourd, soit qu'il ne
voulût pas me dire la vérité, il jurait qu'elles ne disaient rien du tout.
Je savais bien le contraire. Je les entendais babiller confusément, surtout à
la rosée du soir ;...
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L'ORGUE DU TITAN (1 Commentaire) Source : Contes d’une grand’mère
Un soir, l’improvisation musicale du vieux et illustre maître Angelin nous
passionnait comme de coutume, lorsqu’une corde de piano vint à se briser avec
une vibration insignifiante pour nous, mais qui produisit sur les nerfs
surexcités de l’artiste l’effet du coup de foudre. Il recula brusquement sa
chaise, frotta ses mains, comme si, chose impossible, la corde les eût cinglées,
et laissa échapper ces étranges paroles :
– Diable de...
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LE CHIEN ET LA FLEUR SACREE (1 Commentaire) Source : Contes d’une grand’mère
PREMIÈRE PARTIE - LE CHIENÀ Gabrielle Sand
Nous avions jadis pour voisin de campagne un homme dont le nom prêtait
souvent à rire : il s'appelait M. Lechien. Il en plaisantait le premier et ne
paraissait nullement contrarié quand les enfants l'appelaient Médor ou Azor.
C'était un homme très bon, très doux, un peu froid de manières, mais très
estimé pour la droiture et l'aménité de son caractère. Rien en lui, hormis son
nom, ne paraissait...
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LE CHENE PARLANT (2 Commentaire) Source : Contes d’une grand’mère
À Mademoiselle Blanche Amic
Il y avait autrefois en la forêt de Cernas un gros vieux chêne qui pouvait
bien avoir cinq cents ans. La foudre l'avait frappé plusieurs fois, et il avait
dû se faire une tête nouvelle, un peu écrasée, mais épaisse et verdoyante.
Longtemps ce chêne avait eu une mauvaise réputation. Les plus vieilles gens
du village voisin disaient encore que, dans leur jeunesse, ce chêne parlait et
menaçait ceux qui voulaient...
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